Lâcher Prise
Vivre, croître, mourir pour aller vers une autre vie, c’est un chemin,
c’est une extraordinaire aventure avec ses ombres et ses lumières.
C’est qu’on a accepté la réalité de sa propre petitesse dans l’immensité du plan divin,
alors vivre peut devenir une école de lâcher prise permettant d’atteindre un état de plus grande liberté, permettant d’être toujours moins encombré par les bagages divers qui ralentissent la croissance.
Lâcher prise, c’est renoncer à tout contrôler, à vouloir le bien de l’autre, c’est renoncer à prouver quoi que ce soit, c’est accepter que l’autre est l’autre et que moi-même, je suis qui je suis et non pas qui j’avais rêvé d’être.
Lâcher prise, c’est faire confiance, c’est signer un chèque en blanc sur l’avenir, sur cette vie et sur ce qui lui fait suite.
Lâcher prise, c’est cesser de faire le procès de la vie qui ne nous donne pas ce que nous en attendons.
En fait, lâcher prise, c’est commencer à être vraiment heureux, car le bonheur, c’est comme un sillage, il suit fidèlement celui qui ne le poursuit pas. Si l’on s’arrête pour le contempler, pour le saisir, il s’évanouit aussitôt.
A partir du moment où l’on ne désire plus être heureux à tous prix, on découvre que le bonheur, c’est l’acceptation de notre condition d’être humain, c’est cette capacité de garder les mains ouvertes plutôt qu’agrippées sur ce que nous croyons nous être indispensable.